Un voyage

Un voyage

Nous avons trouvé une belle petite jardinière . Enfin, pas exactement. Lors d’un de nos voyages d’un village à l’autre, un brave homme nous interroge :« où allez-vous ? Dans le prochain village», répond Gérard, sans préciser le nom. « Alors, arrêtez-vous sur la place, je vous attendrai ». C’est ainsi que ce monsieur nous a offert ce charrettou. « Vous saurez quoi en faire. Ici, elle pourrit et je voudrais qu’elle retourne sur la route». Ça tombait bien ! Une chambre supplémentaire serait la bienvenue. Et nous avons ainsi continué notre périple en Limousin, de place en place, de village en village avec ce charrettou. Sur la route qui nous mène d’Objat à Julliac, Gerard a proposé à Thais et moi- même d’amener à la prochaine étape notre nouvel attelage. Sur la route, une voiture nous double et reste à notre hauteur. Le chauffeur nous demande notre itinéraire. Nous lui expliquons notre escale à Julliac et ensuite Arnac-Pompadour. Et il continue de nous doubler. Nous nous regardons avec Thaïs avec la tête en point d’interrogation. Et un certain temps plus tard, le voilà qui nous croise, fait demi-tour, nous double et stationne une centaine de mètres plus loin. Nous le voyons sortir de son véhicule et il nous fait de grands signes pour que nous nous arrêtions. Ce que nous faisons un peu à contre coeur parce qu’en hiver, la lumière du jour tombe vite et tôt et qu’il nous reste du chemin à faire. Et il nous balance un gros paquet léger en nous disant :  » ne prenez pas froid ! ”Nous avons ainsi hérité d’un douillet sac de couchage tout propre, tout neuf. C’est vrai que la fin du voyage a été plus confortable. L’automne allait s’installer. La température commençait à fraîchir. Quel homme délicat !

Nous l’avons revu à Arnac-Pompadour. Il travaillait dans les impôts. Je me suis parfois fait de fausses idées sur certaines professions. Il y a comme ça des personnes qui nous font grandir dans nos pensées à la « mords-moi l’noeud »

Et le charrettou a été transformé en un joli landau géant. Les petits enfants y ont beaucoup dormi, joué et fait des tas de betises en silence ou joyeux rires dont nous ne soupsonions rien d’autres que de gentils jeux … Rock and roll !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *