La Trace 2019

La Trace 2019

Réservation : Solange au 06 13 55 77 16 ou  ldplq@free.fr

Promenade nocturne dans les bois, à travers diverses performances :
chorégraphies, sculptures de corps, installations plastiques, ombres chinoises …
Spectacle vivant. Art contemporain. Théâtre corporel. Art visuel.

L’expo de Lausanne 1964

L’expo de Lausanne 1964

J’y suis allé parce que j’avais une invitation.

 Bien sur, il y avait un petit train monorail qui passait en haut, en bas, à l’intérieur des halles d’expo, dehors, au-dessus de l’eau et aussi des trucs sur l’industrie que les suisses savent fabriquer. Mais le choc, ça a été Tinguely, une grosse sculpture de roues, d’engrenages, de barres, tout un tas de bielles qui bougent et qui pèsent des tonnes !

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Le thé

Le thé

Il commençait à se faire tard, quatre heures, quatre heures et demie peut-être ? Le soleil n’allait pas tarder à descendre en-deçà de l’horizon. Ce serait immédiatement la nuit.

Elle attendait. Debout, appuyée sur le dormant de la porte fenêtre entre-ouverte, son regard perdu dans le lointain, elle attendait. Il faut dire que la nature alentour appelle le regard à l’admiration, peut-être même à la méditation.

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Mademoiselle je sais tout

Mademoiselle je sais tout

Je me suis doucement agenouillée à côté d’elle, à distance respectueuse.- « que fais-tu donc, mademoiselle ?- » – Est-ce que tu vois ce que je fais ? me répond elle. – « Je vois bien que tu grattes le sol et je voudrais savoir ce que tu cherches ». – « du chewing-gum ! » me dit-elle. – « du chewing-gum ? ! » – « Eh ben, sais-tu que dès que le chewing-gum est bien mâché, il est jeté ? Il n’a plus de goût. Tu comprends ? ». « Et alors ? ». « Pfeu, dit-elle en haussant les épaule… je rentre à la maison et je le lave bien. Je le mets dans ma bouche avec un morceau de sucre, voilà ! T’as compris maintenant. Une fois l’explication donnée, elle s’est levée. Un vélo était appuyé à un arbre, elle l’a enfourché et elle a pédalé avant de disparaître sous un porche, un couteau dans une main qui tenait le guidon et le chewing-gum dans l’autre …

Moi aussi, je suis rentrée chez moi après avoir salué ma jeune amie, les bras ballants. Perplexe … par l’aplomb de cette enfant, je dirais qu’elle avait bien six ans ! ; par son indépendance, elle était tranquillement installée par terre, très concentrée sur son affaire ; par son insouciance,  petite fille sans peur …

Je l’ai rencontré à plusieurs reprises, toujours sur le boulevard, c’était son terrain de jeu. Elle était quelque fois avec d’autres enfants, parfois sur sa bicyclette, très souvent souriante et volubile. Nous avons échangé des sourires, parlé parfois. Pas approfondir la relation, cultiver le mystère, être juste là, présente à ce que mes yeux m’offraient et le coeur un peu pincé par mon imagination galopante … J’avais peur pour elle. En fait, j’avais peur tout court.

Un voyage

Un voyage

Nous avons trouvé une belle petite jardinière . Enfin, pas exactement. Lors d’un de nos voyages d’un village à l’autre, un brave homme nous interroge :« où allez-vous ? Dans le prochain village», répond Gérard, sans préciser le nom. « Alors, arrêtez-vous sur la place, je vous attendrai ». C’est ainsi que ce monsieur nous a offert ce charrettou. « Vous saurez quoi en faire. Ici, elle pourrit et je voudrais qu’elle retourne sur la route». Ça tombait bien ! Une chambre supplémentaire serait la bienvenue. Et nous avons ainsi continué notre périple en Limousin, de place en place, de village en village avec ce charrettou. Sur la route qui nous mène d’Objat à Julliac, Gerard a proposé à Thais et moi- même d’amener à la prochaine étape notre nouvel attelage. Sur la route, une voiture nous double et reste à notre hauteur. Le chauffeur nous demande notre itinéraire. Nous lui expliquons notre escale à Julliac et ensuite Arnac-Pompadour. Et il continue de nous doubler. Nous nous regardons avec Thaïs avec la tête en point d’interrogation. Et un certain temps plus tard, le voilà qui nous croise, fait demi-tour, nous double et stationne une centaine de mètres plus loin. Nous le voyons sortir de son véhicule et il nous fait de grands signes pour que nous nous arrêtions. Ce que nous faisons un peu à contre coeur parce qu’en hiver, la lumière du jour tombe vite et tôt et qu’il nous reste du chemin à faire. Et il nous balance un gros paquet léger en nous disant :  » ne prenez pas froid ! ”Nous avons ainsi hérité d’un douillet sac de couchage tout propre, tout neuf. C’est vrai que la fin du voyage a été plus confortable. L’automne allait s’installer. La température commençait à fraîchir. Quel homme délicat !

Nous l’avons revu à Arnac-Pompadour. Il travaillait dans les impôts. Je me suis parfois fait de fausses idées sur certaines professions. Il y a comme ça des personnes qui nous font grandir dans nos pensées à la « mords-moi l’noeud »

Et le charrettou a été transformé en un joli landau géant. Les petits enfants y ont beaucoup dormi, joué et fait des tas de betises en silence ou joyeux rires dont nous ne soupsonions rien d’autres que de gentils jeux … Rock and roll !

Merci !

Merci !

C’est fini pour les représentations de cette année !
Merci à vous tous d’avoir été présents cette saison.

Rendez-vous l’an prochain pour une nouvelle édition de « La Trace »

c’est un spectacle !

c’est un spectacle !

La providence

La providence

Aux guides de mes chevaux, j’étais en mauvaise posture. La nuit tombait. J’y voyais encore. Les roulottes devant traçaient et s’éloignaient de la mienne. Je sentais bien quelque chose de bizarre dans mon attelage. Alors tout naturellement, je décidais de freiner. Cela tombait bien, la route descendait.

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